Le Burundi

Après plus de 10 ans de crise, le Burundi est aujourd’hui un pays qui se reconstruit.

L’accès aux services de base n’est pas assuré du fait notamment du manque d’infrastructures sociales, en grande partie détruites pendant la guerre.

La population est très pauvre et les maladies microbiennes et hydriques sont les principales responsables de la surmortalité, notamment chez les enfants de moins de 5 ans.

Le Burundi : un petit pays au cœur de l’Afrique

Le Burundi est un pays d’environ 8 millions d’habitants situé au cœur de la région des grands lacs au centre de l’Afrique. Très vallonné, le Burundi connaît un des taux d’urbanisation les plus faibles du monde (inférieur à 10%) et le milieu rural est marqué par une extrême dispersion de l’habitat.

Histoire du Burundi

Protectorat belge jusqu’en 1962, il n’a connu que peu de périodes démocratiques depuis son indépendance. Déchiré par un conflit qui a duré plus de 10 ans depuis 1993, le Burundi est aujourd’hui un pays en pleine reconstruction et accueille de nombreux rapatriés. En effet, depuis le début des années 2000 avec les accords d’Arusha (2000), les élections de 2005 (qui ont porté au pouvoir le CNDD-FDD, principale fraction armée opposante au régime) et enfin en 2008 le ralliement du dernier groupe rebelle (FNL), la situation s’est stabilisée. Les conditions de sécurité semblent actuellement réunies pour permettre la reconstruction du pays et la venue de consultants étrangers. Les élections de 2010 constituent un test pour la jeune démocratie burundaise.

Les défis actuels

Depuis quelques années, le retour de la coopération internationale laisse présager des nettes améliorations de la condition de vie des habitants qui est aujourd’hui très difficile. Dans l’indice de développement humain, le Burundi est classé 169ème sur 177 pays recensés. La situation économique et sanitaire a été très affectée par la crise et peine à prendre un nouveau départ. Tout est désormais à reconstruire dans un pays qui dispose de très peu de moyens à investir, de ressources extractives faibles en comparaison de ses voisins, et qui attire jusqu’ici très peu les investisseurs publics et privés étrangers.